Coup de coeur

Border


Sur bed.bzh, les films sur les migrations, d’hier et d’aujourd’hui, qu’ils traitent du continent américain ou de la méditerranée, sont désormais rassemblés dans une page Peuple qui n’attend que vos regards curieux. Retrouvez-y de nombreux films courts, et par exemple Border, de Laura Waddington.

Laura Waddington a passé de longs mois dans les champs de Sangatte et y a cotoyé ces hommes qui tentent chaque nuit de traverser la frontière qui mène à l’Angleterre. Elle les filme à la caméra infrarouge le long des routes et des fils barbelés. Elle recueille leurs paroles et livre son propre témoignage, elle capte ces ombres, ralentit leur silhouette à l’écran et présente un bel objet cinématographique à la frontière (encore) entre la vidéo et le documentaire. A voir aussi sur bed.bzh, de nombreux films courts qui en appellent à l’esthétique des images pour dire l’indicible. Regardez par exemple Al Hurriya, de Loup Blaster, Migration de Sylvaine Jenny ou Les corps interdits, de Jeremie Reichenbach. Une diversité des regards à défendre.

Roza, le pays des deux rivières


Zoom sur le nord de la Syrie, aujourd'hui sous les bombes. Il existe des reportages qui décortiquent ce qui s'y passe, l'histoire et les enjeux qui secouent cette région kurde. Il existe aussi un film documentaire, le premier produit par la Commune du Film au Rojava, réalisé par Kutbettin Cebe. Roza, le pays des deux rivières.

Donnant la parole aux représentantEs de toutes les communautés, nous entraînant dans les églises, dans les assemblées populaires et dans l'intimité des maisons, le réalisateur nous embarque dans un voyage politique à travers l'histoire récente du Rojava, à la rencontres des Syriaques, des Kurdes et des Arabes qui habitent autant qu'ils sont habités par ces terres mythiques et leur héritage. Emblématique de la création cinématographique dans un territoire en guerre, ce documentaire éclaire les problématiques complexes de la région et fait sien cet extrait de la charte de la Commune du film au Rojava : "Nous ne permettrons pas au cinéma d'être réduit à devenir un outil industriel ou un objet consommable et épuisable ». Sur bed.bzh, découvrez d'autres films kurdes, mais aussi palestiniensamérindiens ou aborigènes, qui tous explorent une forme de rébellion jusque dans les images.

Une œuvre d’art dans mon salon


Valérie Malekinvitée en résidence dans le petit village de Bazouges la Pérouse, s’invite elle-même chez les habitants et questionne : c’est quoi l’art pour vous ? Ça donne Une œuvre d’art dans mon salon, 14 portraits du monde rural breton, 14 rapports à l’art et autant de définitions, d’itinéraires et de découvertes…

Pour l’épicier, faire des galettes à Bazouges, c’est de l’art. Pour Colette, l’art se cache dans les fleurs de son jardin. Pour Elodie, il est à mi-chemin entre la ferme et le conseil municipal. Pour Eulalie comme pour d’autres, il est difficile à comprendre. Une réflexion sur l’art contemporain, sur le concept d’oeuvre et sur l’accès à la culture, à travers des rencontres avec des personnages hauts en couleur, qui se découvrent à leur manière philosophes et artistes. Sous le regard bienveillant de la vidéaste, ils et elles se racontent, livrent des bribes de quotidien et nous offrent de purs moments de poésie. Sur bed.bzh, regardez aussi Un autre monde dans tes yeux, où Valérie Malek accompagne une jeune architecte jordanienne. Mais aussi tous nos films qui vous parlent de Bretagne… 

Trames


8 mars. On déniche sur bed.bzh un film qui raconte une belle aventure, internationale et artistique, reliant des femmes du monde entier. C’est Trames, de Doris Buttignol, une réalisatrice dont vous pouvez retrouver le portrait ICI. C’est l’histoire de la broderie comme fil rouge d’une création collective, mêlant l’intime et le politique : la Couverture Vivante.

L’idée : un carré de tissu cousu, brodé, peint ou décoré, comme un autoportrait textile d’une femme, d’une lutte, d’un message adressé au monde. On y lit des rêves de jeunes autochtones canadiennes, d’enfants d’Argentine ou de vieilles dames bretonnes. Et la couture devient le mode d’expression de celles qui n’ont pas la parole. Assemblés, ces carrés forment de grandes couvertures où dialoguent les espoirs, les cultures et les identités. Le film se fait le témoin de cette aventure et part à la rencontre de quelques unes de ces femmes brodeuses, de ces initiatives locales et de ces grands défis. Sur bed.bzh, retrouvez les thématiques Art et Femmes, pour célébrer la diversité des images et des quotidiens.

Recardo Muntean Rostas


Un portrait, une rencontre, un voyage… La caméra de Stanislas Zambeaux nous embarque en immersion, sur un vague air d’accordéon, dans la vie de Recardo Muntean Rostas. Recardo est un anonyme, un héros, un enfant, un mendiant, un Rrom. Il fait des rêves, des grimaces et des galipettes. Il fait aussi la manche, les papiers administratifs de ses parents et prend de grandes décisions.

Recardo a 7 ans. Mais c’est lui qui décide ce qu’il fait de ses journées. Son père est à l’hôpital, sa mère est fatiguée. Recardo est espiègle, malin, adulte. Déjà. Et la caméra qui le suit, invisible, à sa hauteur, nous plonge dans le quotidien de cet enfant, de cette famille et de la condition rrom dans le Bruxelles d’aujourd’hui. A la banque, à l’école, dans la rue ou le parc de jeux, Recardo est malgré lui une interface entre deux mondes trop différents. Et le film dévoile l’envers du décor, celui d’une petite famille dans une grande ville. Quelque part, aujourd’hui, Recardo a 15 ans…