Coup de coeur

Sourire Abénaki


Bonne année engagée pour la diversité sur bed.bzh!

Avec comme première belle rencontre de l’année, Alanis Obomsawin, réalisatrice abénaqui du Québec, qui fêtera ses 85 ans et son 50ème film. Étonnante, non ?

Fin 2016, elle a reçu le prix Albert Tessier, remis par le gouvernement du Québec pour sa carrière et son œuvre. Toujours debout, plus que jamais combative et résolument engagée aux côtés des peuples autochtones, Alanis est en portrait sur Bed, et raconte ses débuts au cinéma ici.

Retrouvez aussi son malicieux sourire dans cette archive de Radio Canada, qui inaugure le très beau site Espaces Autochtones, un portail de ressources et d'actualités sur les cultures amérindiennes du pays.

Et prenez le temps de voir quelques uns de ses films, en intégralité sur bed : par exemple, le marquant Kanehsatake – 270 ans de résistance, réalisé en 1993 et pour lequel elle a reçu 18 prix à l’échelle internationale. Mais aussi Les évènements de Restigouche et, plus récent, Le peuple de la rivière Kattawapiskak.

Voyage au centre de la carte


Surprise ! Avec Voyage au centre de la carte, le cartographe de Bed s'invite parmi les documentaires des Peuples du Caucase et les films environnementaux… Et oui, Philippe Rekacewicz, alias Reka, cartographe, artiste et journaliste, ne fait pas que crayonner les rivières, les mers et les frontières.

Il les parcourt, les arpente et les étudie aussi, les deux pieds dans les eaux viciées d'une zone transfrontalière du Caucase, analysant causes scientifiques et conséquences sociologiques. Avec son appareil photo, ses fonds de carte et ses crayons, Reka, l'ancien routier nul en géographie, mène une enquête cartographique passionnante et nous embarque avec lui sur un territoire complexe et fascinant, décryptant la discrimination des minorités dans la couleur d'un ruisseau, détectant les problèmes de société dans les boues polluées...

Kazim Öz


La famille des réalisateurs interviewés sur Bed s'agrandit. Retrouvez le portrait de Kazim Öz, réalisateur kurde, rencontré cet été sur la place du Festival de Cinéma de Douarnenez lors d'une édition dédiée aux Turquies.

 

Autodidacte, travailleur acharné, scénariste, réalisateur, monteur, et même parfois compositeur, Kazim Öz a reçu de nombreux prix pour ses films, au générique desquels il s'invente des pseudos "pour être plus crédible". Parce qu'ils parlent des Kurdes, tous sont censurés en Turquie, mais sur Internet et ailleurs, ils voyagent. Et nous emmènent dans les montagnes, avec les paysans nomades ... Ax et le Photographe, deux de ses premiers longs métrages, seront bientôt en intégralité sur Bed. 

Je reviendrai comme un enfant


Chez les Inuit, « être », c'est « se souvenir » de ceux et de celles qui ont été avant soi.

Voilà en substance le propos de Je reviendrai comme un enfant, un documentaire de Christian Merlhiot, tourné à Igloolik en 2013, désormais en intégralité sur Bed.

En diffusant à la radio locale de la ville l'enregistrement de la voix d'une vieille dame sédentarisée dans les années 60, l'équipe recueille les témoignages d'habitants qui évoquent sa mémoire, la leur, celle de la communauté. Le réalisateur explique : « Ce qui est énoncé dans le film de révèle pas la singularité d'un peuple et d'une culture mais le bien commun dont chacun dispose pour se construire et se situer dans le monde. »

Je reviendrai comme un enfant, un beau film riche d'enseignements. Et l'occasion de revoir les films incontournables de Zakarias Kunuk, premier réalisateur Inuit qui dit de ses acteurs non professionnels qu'ils "performent" leurs ancêtres. En intégralité sur Bed : Atanarjuat, premier scénario écrit et réalisé en inuktitut, Angirattut, et The journals of Knud Rasmussen.

La géopolitique du bouledogue


Sur Bed, parmi les quelques 700 films documentaires se cachent quelques petits courts-métrages d'animation. Courts, mais denses, intenses. C'est le cas de Britannia, de Joanna Quinn.

Un bouledogue trépignant sur son île, salivant sur le monde entier, effrayant les habitants des autres continents et pillant, entre ses griffes, les ressources nécessaires au tea-time so british .. Voilà en substance ce que racontent les images crayonnées de Joanna Quinn, transformant une planète en théière et ainsi de suite ... l'appétit de l'Empire Britannique semble n'avoir pas de limites. Le chien est féroce, et la fin, dont on ne vous dira rien, l'est tout autant ! Un petit film mordant.