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Âme noire et MacPherson


Catégories : Films, Peuples

Retournez donc voir le court-métrage Ame noire , une plongée dans l'histoire black américaine, et le court-métrage MacPherson , inspiré d'une chanson de Félix Leclerc. Ce sont deux merveilleuses réalisations, dessinées sur plaques de verre par une artiste québéco-haïtienne, Martine Chartrand. Celle-ci vient de se voir attribuer une récompense prestigieuse, le prix René-Jodoin, remis dans le cadre des Sommets du cinéma d’animation. C'est la première fois que ce prix est remis à une personne issue de la diversité, qui plus est une année marquée par des incidents racistes sur le continent américain. Il faut voir la douceur qui émane de ces deux films, et qui se conjugue avec un engagement de tous les instants de Martine Chartrand. A savourer !

Kutbettin Cebe, réalisateur au Kurdistan


Catégories : Peuples

Quand on a, à Bretagne et Diversité, découvert le film Roza, le pays des deux rivières de Kutbettin Cebe, on ne se doutait pas encore que celui-ci allait être emprisonné. Un film, en Turquie, peut vous valoir 2 ans et 4 mois de prison ferme pour « propagande terroriste ». Le réalisateur a été condamné la semaine dernière.

Nombre des réalisateurs et réalisatrices de la rubrique Kurdistan de notre site ont eu affaire à la justice turque, il n’est ni le premier, ni le dernier, mais voilà, on ne s’habitue pas à voir des mains amies, qui tenaient la caméra, agripper les barreaux d’une prison.

Par solidarité, et par résistance, on ne peut que vous inviter à voir, revoir ce film et à le partager.

Festival du film Jean Rouch


Catégories : Films

Le Festival du film Jean Rouch, qui va fêter ses 39 ans, se tient en ligne du 13 novembre au 6 décembre 2020, sous l'égide du Comité du Film ethnographique, qui fait résonner depuis des années cinéma et anthropologie.

Créé en 1952, au sein du Musée de l'Homme, ce comité ethnographique aura une fonction de veilleur, d'initiateur, de courroie de transmission à l'étranger, mais aussi de lieu de réflexion. C'est en cela que l'organisation de ce Festival Jean Rouch est atypique.

Il nous faut imaginer : c'est un 23 décembre 1952 que se réunissent, dans la salle de cinéma du Musée de l'Homme, Henri Langlois, Edgar Morin, Alain Resnais, Marc Allégret, Nicole Philippe, Roger Caillois. Le projet est lancé autour d'un axe simple : pour réaliser un film documentaire (sociologique ou ethnographique), il semble désormais essentiel de maîtriser à la fois les connaissances du terrain et les procédés cinématographiques. C’est en cela que le CFE a largement contribué à faire prévaloir la figure de l’ethnographe cinéaste sur le binôme chercheur et cinéaste.

Dit en d'autres termes, à cette époque-là, « il est désormais temps pour les uns d'apprendre la rigueur scientifique et pour les autres les rudiments de la technique cinématographique ».

Une longue histoire d'apprentissages, de recherches et de re-définitions de l'anthropologie visuelle, à l'instar du travail de Marc-Henri Piault, chercheur en anthropologie visuelle, qui vient de disparaître et à qui cette édition du festival est dédiée. Une leçon de cinéma nous est offerte par ce dernier, sur canal U.

Au cours des éditions du Festival Jean Rouch, les films succèderont aux films, la qualité recherchée sera au rendez-vous et aujourd’hui, on peut parler de belle moisson en évoquant la sélection présentée en ligne ici. Trois films pour vous inciter à arpenter ce site : Ayi, de Marine Ottogalli et Aël Théry, portrait d'une cuisinière ambulante dans les rues de Shangaï. Ramaillages, de Moïse Marcoux-Chabot, sur l'agriculture communautaire au Canada. Kombinat du suisse Gabriel Tejedor, sur une ville industrielle au cœur de la Russie, et sur ceux qui la peuplent.

La ballade de Crowfoot


Catégories : Films

Parce que l'on a beaucoup évoqué ces jours-ci la violence qui affecte les élections présidentielles aux Usa, nous avons eu envie de revoir en images des moments de l'histoire tourmentée des USA. C'est possible avec La ballade de Crowfoot, hommage sur des images d'archives à un chef indien de la tribu des Blackfoot, qui vivait sur les territoires d'Alberta au Canada et du Montana, aux USA. Que de violences, crimes non reconnus, blessures béantes, pour ces Amérindiens. Comment s'étonner que les descendants de ce chef légendaire puissent mal vivre aujourd'hui ? Il nous reste à lire les derniers mots du chef Crowfoot : poésie contre violences, tout est dit.

Qu'est-ce que la vie ? C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit, c'est le souffle d'un bison en hiver, c'est la petite ombre qui court dans l'herbe et se perd au coucher du soleil.

Festival Grand West


Catégories : Films

La première édition du Festival Grand West s’ouvre à Quiberon au Cinéma Le Paradis , du 23 au 25 octobre. Grâce à l’obstination de la directrice du cinéma Laurence Forin, qui est de celles qui poursuivent leurs rêves toujours plus loin, ce sont les grandes plaines de l’Ouest qui crèveront l’écran à Quiberon ce week-end, à quelques encâblures des landes de la côte sauvage.

Une édition parrainée par François Busnel, qui mêle séances enfants, films documentaires, et westerns grand public, mais qui n’oublie pas des débats comme celui intitulé « Musée imaginaire de l’Ouest ». Leur point fort : croiser littérature et cinéma, avec des invités comme l’écrivain Douglas Kennedy, l’éditeur Olivier Gallmeister ou François Busnel pour son film Seule la terre est éternelle, portrait de l’attachant écrivain Jim Harrison. The ride de Stéphanie Gillard nous fait chevaucher aux côtés des Sioux Lakota, Nevada de Laure Clermont-Tonnerre aux côtés des dresseurs de chevaux sauvages...

Pas question de mordre la poussière pour l’équipe enthousiaste de cette manifestation, même si leurs rêves se sont fait échancrer par la pandémie... Plutôt galoper ensemble !