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Films latino-américains et espagnols à Quimper et Brest


 

Si vous êtes à Brest, le 33ème Festival de cinéma espagnol et latino-américain, du 26 avril au 10 mai 2022, propose une épatante sélection de films latinos et espagnols, au Cinéma Les-Studios. Des avant-premières, des fictions et des documentaires récents, dont le Goya 2022 Qui à part nous de Jonàs Trueba, mais aussi deux films de répertoire, Juliana de Alejandro Legaspi, un film péruvien de 1989, et le merveilleux Soy Cuba, de Mikhail Kalatozov, de 1964.

Et si vous êtes à Quimper, Vamos al ciné est une semaine du cinéma espagnol et hispano-américain, qui se déroule au Katorza, du mercredi 27 avril au mardi 3 mai 2022.

En avant-première, vous pourrez découvrir Maixabel de Icíar Bollaín ; El buen patrón, de Fernando León de Aranoa ; Compétition officielle, de Mariano Cohn et Gastón Duprat ; Karnawal, de Juan Pablo Félix ; Petite fleur, de Santiago Mitre.

Les autres films de la sélection compte des films de tout le continent sud-américain : le chilien Algunas bestias de Jorge Riquelme Serrano ; l'uruguayen Employé / Patron de Manuel Nieto Zas ; le mexicain Los lobos de Samuel Kishi Leopo ; le colombien L’oubli que nous serons de Fernando Trueba ; Les sorcières d’Akelarre de l'argentin Pablo Agüero, qui se déroule au Pays basque ; Madres paralelas du madrilène Pedro Almodóvar ; Libertad de Clara Roquet.



 

Migrations : des films de Bretagne pour en débattre


Alors que la question des politiques migratoires ne cesse de noircir les pages de nos journaux, nous constatons que cette question est débattue au sein du documentaire depuis des années, en Bretagne notamment.

Quelques titres accueillis sur BED, pour en parler mieux, pour ne pas laisser la place aux seules images instrumentalisées des réseaux sociaux. Une réflexion longue, des images singulières, qu'il convient de regarder avec attention.

 

Saint Denis, n'odoa eost ebet ( rien à perdre) revient sur les premiers Bretons exilés en banlieue parisienne. C'est un film de Hervé Morzadec, qui date de 1996, et qui nous montre comment faire communauté a permis à nos grand-parents exilés en région parisienne de tenir le coup, dans des conditions très rudes.

 

Un paese di Calabria de Shu Aielo et Catherine Catela date de 2016. Il explore l'expérience positive de Riace, village calabrais qui a su accueillir des migrants depuis 1998. Das ce village vidé par une émigration forte dans les années 30, les maisons ont été retapées, l'école ré-ouverte, des emplois recréés grâce au maintien sur place de dizaines de migrants. Un espoir certain. Mais un bilan cependant nuancé aujourd'hui, avec la condamnation du Maire de Riace, Domenico Lucano, cible de politiques flirtant avec l'extrême-droite.

 

De la même maison de production, Tita, attentive aux luttes et aux questions sociales de ces dernières années, Bienvenue Mister Chang de Laëtitia Gaudin-Le Puil et Anne Jochum, tourné en 2017, se déroule dans le village morbihannais de Lanvénégen. C'est en 1982 qu'une vingtaine de réfugiés laotiens hmongs ont été accueillis dans ce bourg. Victimes de la guerre du Vietnam, ils allaient devoir refaire leur vie dans le Morbihan. Trente-cinq ans après, ils racontent leurs chemins.

 

Dès 2009, Franck Beyer s'intéresse aux questions de migrations à la frontière USA-Mexique. On lui doit des films rigoureux, qui prennent le temps d'enquêter, comme Ceux d'en face, tourné à la frontière Tijuana San Diego. La maison de production rennaise de Franck Beyer, Les Films de l'autre côté, rassemble depuis longtemps d'autres films sur cette question, tel Almanci entre deux rives, film d'Emmanuel Piton tourné en 2011, qui donne la parole à la communauté turque, en Pays d'Auray.

 

Kurdistan, huñvreal an nevez-amzer, Kurdistan, rêve de printemps, est tourné par Mikael Baudu en 2015, au Kurdistan de Turquie puis dans l'enclave du Rojava, une région de Syrie où des Kurdes tentent une expérience alternative, pour une existence plus démocratique. Concernés par le sort de trois jeunes Kurdes qu'ils ont rencontré, Mikael Baudu et Arno Vannier continuent de les suivre, avec Open the border, tourné en 2017.

 

Des films toujours empreints d'une grande humanité, porteurs de leçons humbles et réalistes.

Encore plus de films à retrouver , soit en passant par le filtre thématique , Migrations, soit en passant par l'entrée géographique Migrations, dans le volet Peuples. Une double entrée, pour deux fois plus d'arguments pour accueillir dignement les étrangers, d'où qu'ils viennent.

 

 

 

Femmes dans la guerre d'Algérie


La Cinémathèque de Bretagne invite le réalisateur François Gauducheau, dont on trouve le portrait sur BED, et la réalisatrice Samira Houari-Laplatte ce dimanche 10 avril, 15H, au Centre social Bellevue de Brest. Leur film L'affaire de ma vie, des femmes dans la guerre d'Algérie propose un regard sur des femmes engagées, qui ont joué leur partition en Algérie, dans cette guerre.

Parmi elles, Nelly Forget, amie et collaboratrice de Germaine Tillion. Cette dernière avait créé le Service des Centres Sociaux pour tenter d'éradiquer la misère alors très importante. Nelly, très jeune, va y travailler.

Au cours d'un voyage en 2018, François Gauducheau et Samira Houari-Laplatte ont suivi Nelly qui retrouve les lieux où elle a vécu et travaillé, mais surtout qui renoue, après des années de séparation, avec plusieurs de ses amies de l’époque. Ces femmes, françaises ou algériennes, payèrent le prix fort de leur engagement pendant ces années de guerre, pour plus de justice et de liberté. François Gauducheau a également réalisé Les images oubliées de Germaine Tillion ( extrait)

 

 

Le Québec débarque en Côtes d'Armor


Le prochain Festival Panoramic se passionne pour le Québec, du 30 mars au 6 avril. Une programmation riche et accessible à tous : projections, ateliers, animations, rencontres, cinéma nomade dans l'espace public. Le festival nomadise de Saint-Brieuc à St Quay-Portrieux, Binic, Etables sur mer, Quintin. Parmi les films, le merveilleux La bête lumineuse de Pierre Perrault, un cinéaste québécois dont nous avons fait le portrait sur BED.

 

De ce même Pierre Perrault, on peut voir sur BED quantité de merveilleux films, hébergés sur le site de l'Office Natinal du Film du Canada. Citons Pour la suite du monde, documentaire poétique et ethnographique sur la vie des habitants de l'Isle-aux-Coudres, au Québec. Et puis proposons aussi C'était un Québécois en Bretagne, madame, tourné en 1977, quand Hauris Lalancette, originaire d'Abitibi au Québec, vient en Bretagne à la recherche de ses ancêtres. Emotions au rendez-vous, et accent québécois à couper au couteau.

Parmi les film de Panoramic, Rouge-gorge de Marie-Pascale Dubé propose une découverte du chant de gorge inuit. La réalisatrice a été initiée par une jeune femme inuit, Charlotte Qamaniq, et cela va bouleverser le cours de sa vie.

Enfin, une très jolie fiction, Kuessipan, de Myriam Verreault, dont le scénario a été écrit avec Naomi Fontaine, une jeune écrivaine innue, publiée par Mémoire d'encrier, une édition québécoise que nous recommandons chaleureusement aux amoureux du Québec.

 

Les Corses arrivent enfin en Bretagne !


Depuis des semaines, nous avons traqué le film corse, dans le maquis audiovisuel.

Cette sympathique chasse s'est faite grâce à la complicité des réalisateurs, et à la compréhension des producteurs, qui ont accepté de nous laisser partager leurs films. Parfois ce sont des responsables de formations, comme le GREC, les Ateliers Varan, ou bien ceux qui prennent soin de nos images comme la Casa di Lume, Cineteca di Corsica.

Merci enfin à ceux qui transmettent et enseignent, comme Alain di Meglio, qui nous a offert son regard introductif. Nous tenons à les remercier chaleureusement, toutes et tous.

Cela aura été une longue chaîne de mails, messages, reports, messages restés sans réponse … qui a demandé à chacun, chacune, de prendre du temps pour que revivent d'anciens films.

 

Notre objectif était de proposer une première palette, qui vous offre une image plus complexe de la Corse, que celle entraperçue lors de courtes vacances, sur une carte postale, au cours d'une leçon d'histoire au collège ? Nous avons donc enchaîné les virages en montagne, appris ce qu'est l'écobuage ou brûlage pastoral, admiré l'olivier sacré, scruté les pancartes de promoteurs sur le littoral, cherché plus d'infos sur Pasquale Paoli, mais aussi tenté de comprendre la vie quotidienne, avec ses joies et ses tracas, les mêmes qu'ailleurs, mais pas tout à fait...

 

Alors laissez vous embarquer ! En priorité, nos choix se sont portés sur l'humain : plus de 40 portraits de femmes et d'hommes de Corse, tout d'abord.

D'autres films viendront les rejoindre, dans les semaines qui suivent.

Merci aux amis corses, qui nous aideront à découvrir d'autres sentiers...