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Où sont tes plumes ?


Sur France Culture, le 13 janvier, on a pu entendre l'artiste plasticienne Catherine Boivin, de la nation des Atikamekw Nehirowisiw et qui vit au Québec, expliquer comment elle entend lutter contre les clichés qui sont réservés aux Premières Nations. Sur ce thème des clichés, retrouvez un de nos films fétiches Où sont tes plumes ?

 

Catherine Boivin a choisi elle de tourner des formats très courts, qu'elle met en ligne sur tiktok, sujets de facture humoristique le plus souvent. Catherine Boivin a réussi à fidéliser 32 000 abonnés et certains sujets ont compté 200 000 vues.

« Je tente de déconstruire l'idée qu'on n'aurait pas évolué, que l'on aurait pas accès à la modernité. Je regrette le traitement médiatique réservé aux Premières Nations, et je continue à penser que l'école a un rôle important à jouer : il nous faut très vite revoir les manuels scolaires, qui taisent bien des pans de notre histoire. Je rencontre plus souvent de l'ignorance que du racisme réellement, et trop souvent on met sous silence les faits positifs, comme en octobre 2022, l'accession de Kateri Champagne Jourdain à l'Assemblée nationale du Québec.

 

 

Traces de vies


Traces de vies est un Festival dont l'ADN repose tout entier sur le respect de l'autre, le goût de la citoyenneté et un socle social commun. Le programme complet, à découvrir, offre bien des récits de vie singuliers, dont le dernier documentaire de Gulya Mirzoeva.

Les projections, réparties aujourd'hui entre Vic-le-Comte et et Clermont-Ferrand permettent d'aborder les rives d'un monde plus solidaire, plus respectueux de l'autre. Une sections Désirs de démocratie vient à point cette année, avec un hommage particulier au réalisateur ukrainien Sergueï Loznitsa.

Plein d'autres beaux films en compétition. Katia et Rimma, de Gulya Mirzoeva, tourné à Douchanbé, capitale du Tadjikistan, met en scène une petite-fille et sa grand-mère, liées à jamais ; "c'est un épervier, qui protège mon cœur" dit de sa petite fille Rimma la grand-mère. Les odyssées de Sami nous met dans les pas de Sami dans la grande ville d'Addis Adeba, Ethiopie, à la recherche d'un éditeur qui accepterait de publier vingt années de travail de traduction en ahmari de la mythologie grecque. En attendant le déluge de Chris Pellerin confronte encore notre regard aux demandeurs de papiers, réduits parfois à attendre des années en vain. Le ciel pleura 40 jours, signé Sabrina Mervin, chercheuse au CNRS sur le Moyen-orient, nous immerge dans le pélérinage chiiite de Karbala, en Irak. Images saisissantes et rares. Bangladesh, Japon, Ukraine, USA, Cameroun, Arabie saoudite, Afrique du Sud, autant de destinations pour spectateurs curieux de l'état du monde.

 

Le monde en a besoin


Juste une journée singulière sur la commune d'Uzel, avec Le Festy'Doc, organisé le 12 Novembre : trois films documentaires, trois rencontres avec de cinéastes, et l'envie de voir des films, parce que « le monde en a besoin ».

Trois films donc : Autant que faire se peut de Neven Denis ( dont on peut voir d'autres films sensibles sur BED ), ou comment arpenter le territoire de Loudéac : on y croise un bouilleur de cru, un fabricant de moulin, une chorale de femmes et des bénévoles de recyclerie. L'énergie positive des Dieux est un portrait enthousiamant de quatre jeunes musiciens de rock, qui ont en commun une énergie bouillonnante, une poésie sauvage et d'être autistes.

L'enchanteur en chantier de Anne Burlat et Glen Besnard revient sur Robert Coudray, poète ferrailleur cinéaste, qui a créé et installé sur sa commune de Lizio un site onirique débordant de poésie... Alors, faites le détour par Uzel, et rencontrez ces cinéastes et leurs films!

Quittez vos chaussons, allez au Mois du doc !


Depuis 2000 en Bretagne, l’association Images en bibliothèques organise le Mois du Doc en Bretagne. Premier objectif : mettre ce genre de cinéma à l'honneur. Trop souvent encore, le documentaire reste le parent pauvre du cinéma. On entend encore parfois, « ce n'est pas un film, c'est un documentaire! » Dans le même temps, il s'agit de remettre du lien social au cœur de toutes ces projections : oui, regarder ensemble, au fond d'une salle de bistrot, dans une maison de retraite, en débattre, c'est tellement mieux que la télé ! Au total, en France, ce sont 2500 lieux qui vont devenir ponctuellement des lieux de diffusion et plus de 1500 documentaires diffusés. Partout, ceux-ci auront été visionnés en amont par des professionnels, essentiellement des médiathécaires. Ensuite, il reste aux professionnels des associations audiovisuelles à tout organiser : projections, venue des réalisateurs, circulation des copies, et communication vers les publics. Pas une mince affaire !

En Bretagne, le Mois du doc est coordonné par quatre associations, et chaque site vous renseignera sur les films programmés. A vous de jouer, suffit juste de quitter vos chaussons et de prendre votre ciré ou parapluie !

Pour le Morbihan Cinécran, Comptoir du Docpour l’Ille et Vilaine , Daoulagad Breizh pour le Finistère, Ty Films pour les Côtes d’Armor …

BCD a dix ans, fêtons-les !


Nous sommes vivants, nous dansons ! C'est ainsi que BED a voulu apporter sa petite pierre au gigantesque édifice de Bretagne Culture Diversité, l'association qui a permis la création de BED en 2013, mais qui a aussi entrepris et réussi quantité d'autres chantiers ces dernières années. Puisque, pour notre part, nous parlons cinéma et tentons de le faire rimer avec diversité culturelle, nous proposerons ce vendredi 23 septembre, une séance autour de la danse, de la Bretagne au Caucase, au cinéma Le Rex de Pontivy. Séance à 18H30, en accès libre.

Les films proposés nous permettront d'arpenter le site BED, mais surtout de nous en mettre plein les mirettes, et de nous laisser émus, sans aucun doute. Au menu, un extrait de Treizhourien, de Thierry Salvert et Kenan an Habask, suivi du clip musical Turbo sans visa, tout en startijenn, qui dit la diversité de ce monde. Puis Mylène Sauloy, la réalisatrice invitée pour accompagner son film Danse avec les ruines, nous dira ce qui l'a poussée à aller en Tchétchénie à maintes reprises, filmer la guerre, et au creux de la guerre, ces habitants meurtris mais dignes. La documentariste, qui a tourné dans les ruines de Grozny à l'automne 2001, n'a qu'une idée en tête : nous montrer comment la culture, la danse en particulier dans ce cas, nous aide à rester debouts dans les moments les plus difficiles. Nous sommes vivants, nous dansons ! Pari gagné !

Le reste du programme de ce week-end anniversaire, conférences, ateliers et moments conviviaux, est à retrouver ici.

Longue vie à Bretagne Culture Diversité !